Revue de course – Battlefrog Orlando mars 2015 : les grenouilles sous le soleil

mars 2015 – Sébastien David

Battlefrog m’avait déjà beaucoup impressionné lors de ma première expérience à Miami, et j’avais hâte de voir ce que la suite de la série pouvait nous réserver. Nous voilà donc, Marie-Claude, Danny et moi-même, à Orlando pour la deuxième édition de 2015.  Cette fois, il y a 29 obstacles sur le parcours de 15km et le « rope traverse », qui avait marqué les esprits à Miami, est absent. Nous arrivons à l’enregistrement dans la nuit la plus noire.  7h30 pour le premier départ élite, c’est trop tôt !  Le processus démarre avec un peu de retard, ce qui retarde également les premières vagues ; Battlefrog doit encore améliorer cet aspect. IMG_8957 Une fois que les premières lueurs du jour apparaissent, même constat qu’à Miami : gros déploiement sur l’aire des spectateurs avec moult kiosques divers (on a droit à des douches cette fois).  Les gros obstacles dominent toujours la fin de parcours, mais en plus, on constate la présence des 400m bourrés d’obstacles destinés au championnat collégial qui sera diffusé sur ESPN.  Le sport cherche la formule gagnante pour la télé, et celle-ci me semble fort alléchante…

Parcours pour enfants     IMG_9020     IMG_8961

Je suis entouré de vedettes sur la ligne de départ du 15km : Junyong Pak à ma gauche, Isaiah Vidal et Ryan Atkins à ma droite, en plus d’autres coureurs rapides mais moins connus.  Après un autre super discours du coach Dewayne, c’est parti !

"Mais qu'est-ce que je fais ici?"

“Mais qu’est-ce que je fais ici?”

Cette fois, le groupe élite modère ses ardeurs : le rythme est bien plus raisonnable en début de course.  On passe tout de suite une série de murs avant de s’enfoncer dans les bois.  Je reste près du groupe de tête pendant le premier kilomètre, à travers quelques marécages ; j’ai même la surprise de repasser devant Pak, pourtant normalement bien plus rapide que moi.

Taïaut!

Les choses se corsent en arrivant à un solide transport de jerrycans à travers un terrain marécageux.  Les meilleurs gardent un rythme que je ne me risque pas à suivre, de peur de compromettre le reste de ma course.  À partir de ce moment, je me trouve au seuil du Top 10, les obstacles deviennent moins denses et difficiles, et le focus tombe clairement sur la partie course à pied.

jerrycan 2

J’estime être environ 12ème à ce stade de la course ; je garde un bon rythme et gagne quelques positions lors de traversées de marécages et d’une courte nage dans un étang probablement rempli d’alligators ; j’ai une pensée pour mon chum Danny…  On arrive au transport de sac de sable dans une orangeraie, et je suis un peu surpris quand les bénévoles m’indiquent que je suis 8ème.  Deuxième surprise : les 50lbs du « Wreck Bag » ne me ralentissent pas trop, et je creuse l’écart avec mon poursuivant. Wreck Bag J’ai bien géré ma course, je garde une vitesse constante, les derniers obstacles ne me posent aucun problème et je passe les « monkey bars » sous les encouragements en français de Mr. Atkins lui-même !  Quel chic type…  Je finis donc 8ème en 1h 14min, un peu moins de 12 minutes après Ryan, qui s’impose pour la deuxième fois de suite devant Ryan Kent et Ken Corigliano.  Vidal et Pak finissent respectivement 4ème et 5ème, au pied du podium, ce qui en dit long sur le niveau de compétition, mais aussi sur le profil de la course, moins dense en obstacles que la précédente, même si on reste au-dessus de ce que Spartan nous propose habituellement.

   finish 2normandy jacks 1

finish 4 Danny, fait face à plus de concurrence qu’à Miami, et termine au même rang que moi en catégorie Masters (il se reprendra plus tard au mini-putt) ; quant à Marie-Claude, elle complète le parcours bien plus vite (aucune attente aux obstacles) et en réussissant les monkey bars ! Money money!

Nous restons sur le site quelques heures de plus, et nous avons la chance de déguster des poutines (!) en compagnie de Ryan et de sa fiancée Lindsay Webster (1re devant Corinna Coffin et Jennette Gardner), qui se révèlent extrêmement sympathiques.

IMG_8994 Quelques minutes plus tard, on assiste à un défi improvisé : Ryan et Isaiah Vidal découvrent un rameur à l’un des kiosques et décident de voir qui arrivera à ramer 500m le plus vite.  Les deux complètent la distance en un temps rigoureusement identique, et, signe d’un champion, Ryan décide de recommencer immédiatement, mais en ajoutant 21 pull-ups après le rameur. Battlefrog a encore une fois su nous proposer un évènement de haute qualité.  Je vous recommande d’essayer une de leurs courses ! Niveau de compétition : 4.5/5 Organisation : 3.5/5 Obstacles : 4/5 Parcours : 3/5 Note globale : 4/5 Lien Strava : http://www.strava.com/activities/269241541

Mes sponsors : COMEandTRAIN Altitude-Sports.com Dafy Moto

Advertisements